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Coupe du Monde 2019

Avec le Canada on s’attendait à une très belle Coupe du Monde. Bah ouai quoi, le Canada c’est quand même un pays où le soccer est franchement bien développé. Mais en se rendant sur place, on a vu une compétition un peu terne en terme d’engouement et de festivité, on s’attendait à autre chose…

Le Canada une terre de football… chez les jeunes

Le Canada est un pays de football mais le sport national est clairement, et de loin, le hockey. Le Canada compte 824 181 licenciés (2,34% de la population) contre 1 555 327 licenciés en France (2,35% de la population). Il faut savoir surtout que 81,34% des licenciés au Canada n’ont pas encore 18ans. De l’autre côté de l’Atlantique, le football féminin représente 42,16% des licenciés et 33,62% (277 064 de licenciées) d’entre eux n’ont pas encore la majorité. On est très loin des chiffres français en terme d’égalité homme / femme et au niveau de la répartition des licenciés en fonction de l’âge.

Licenciés au Canada en soccer

Source : www.canadasoccer.com

En France, les licenciées atteignent péniblement le nombre de 77 020 (environ 4,95% de nombre de licenciés à la FFF).

Le football est bien développé au Canada mais c’est surtout chez les jeunes qu’il est le plus populaire. Il faudra encore attendre quelques années pour que les mœurs évoluent du côté canadien. Pour l’instant, les adultes sont encore trop attachés à leur cross de hockey.

Des festivités pauvres dans les stades et en dehors

Nous nous sommes rendus sur place, à Montréal et à Ottawa où nous avons pu assister 3 matchs :

  • Canada – Pays-bas : 1 – 1
  • Mexique – France : 0 – 5
  • Espagne – Corée du Sud : 1 – 2

On s’attendait à des beaux matchs, une belle fête et beaucoup de bruit. Le résultat n’était pas celui que l’on espérait. Les stades étaient à la hauteur de l’événement, le Lansdowne Stadium à Ottawa et le Stade Olympique de Montréal sont de très belles enceintes, rien à dire de ce côté là. Les matchs auxquels nous avons assisté étaient tout aussi bons ! Les joueuses ont du talent, c’est indéniable même si le jeu et le rythme ce football féminin n’est pas comparable à celui des hommes (ne le comparons pas, c’est deux football assez différent finalement).

Stade Olympique - Montréal

Un stade un peu terne à H-2

Alors qu’est ce qui n’était pas à la hauteur ? Les festivités, les attractions et l’ambiance avant et après la rencontre.

A Montréal, nous n’avons quasiment rien vu en ville qui annonçait la Coupe du Monde hormis une ou 2 affiches dans le métro et dans les rues. Arrivés au stade 2h avant, là aussi l’ambiance était bien sombre. A 16h30 les spectateurs s’agglutinaient autour de la Fan Zone composée de 5 à 10 stands. Après la rencontre, rien ! On aurait aimé plus et les commerçants aussi : « Coupe du monde féminine: peu d’impact chez les commerçants d’Hochelaga« 

On ne parlera même pas du remplissage du stades : environ 15 000 spectateurs pour France – Corée du Sud, ça fait froid dans le dos pour un huitième de finale !

A Ottawa, c’était encore pire. Nous sommes également arrivés 2h avant la rencontre de la France. Les supporters sont arrivés 1h avant le match et avant, il n’y avait rien à faire autour du stade. La Fan Zone se limitait à un terrain de football bétonné, entouré par 3 barrières et mesurant en tout et pour tout 10m. Même au tournoi de sixte de mon petit village de 1000 habitants on faisait mieux ! #Frustrant

Un autre média Français et spécialisé en football féminin parlait également d’une fête un peu terne du côté de Moncton pour des raisons peut-être un peu différentes.

En 2019, la France devra faire mieux !

Cet article s’adresse à tout le monde mais également à la Fédération Française de Football qu’on aimerait voir encore plus présente pour ce mondial. Quand on voit que le président de la FFF ne se déplace que quand l’équipe commence à gagner des points, c’est quand même dingue !

La FFF n’a également rien organisé pour les supporters du côté du Canada. Des regroupements et diverses activités pourraient pourtant avoir lieu et je suis sur que les joueuses de l’équipe de France apprécieraient ! La Fédération Française de Football pourrait inciter davantage les français à se regrouper en France. La Casa Bleue on en parle ? Très peu sur Twitter et autres médias en tout cas…

 

Les joueuses ont 4 ans pour préparer cette Coupe du Monde 2019 avec des échéances intéressantes entre temps : Les JO de Rio 2016 et l’Euro 2017 au Pays-Bas ! Maintenant, il faut que la France se bouge à tout niveau et la FFF doit être le fil conducteur de ce développement. Le football féminin doit émerger et nous devons tous à notre niveau, valoriser ce football qui apporte des sourires, de la joie et tant de fraîcheur depuis 3 semaines.

W9 a pris un risque en s’octroyant les droits de la Coupe du Monde 2015, aujourd’hui, W9 doit être ravie par les audiences réalisées sur les rencontre de l’équipe de France.

De notre côté, on est là est, on ne lâchera rien et vous pouvez déjà nous rejoindre sur Facebook pour 2019.

A vous de jouer, on compte sur vous !

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Les USA en 8èmes

Qualifié de groupe de la mort dès le tirage, le groupe D tient toutes ses promesses. Après leur courte victoire sur le Nigéria, les USA valident leur ticket pour les 8èmes, accompagnés par l’Australie, qui a tenu en échec la Suède. 

Les nigérianes, après avoir tenu tête à la Suède (match nul 3-3) avaient fort à faire face à une formation américaine qui occupe la première place du groupe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les gardiennes ont brillé pendant la partie : côté africain, Precious Dede pour contrer les tentatives de Megan Rapinoe et Julie Johnston, et côté américain Hope Solo pour bloquer celles d’Asisat Oshoala et Ngozi Okobi. Mais c’était sans compter sur Abby Wambach, encore une fois décisive : elle ouvrira le score juste avant la pause sur corner (45′). Alex Morgan aurait pu doubler la marque à l’heure de jeu, mais c’est Precisous Dede qui remporte son face à face (63′). Réduites à 10 à 20 min de la fin, les africaines ne trouveront pas le chemin des filets, et quittent donc cette Coupe du Monde.

Dans l’autre rencontre du groupe, la Suède affrontait l’Australie, et se devait de l’emporter pour espérer une place en 8èmes. C’est Lisa De Vanna qui permettra à son équipe de prendre l’avantage en tout début de match, en reprenant un centre de Laura Alleway (5′). Coup dur pour les suédoises qui réalisent pour l’instant un mondial plutôt moyen. La réaction se fera 10 min plus tard, Lydia Williams se fera surprendre par une frappe de Sofia Jakobsson (15′). Les scandinaves auraient pu prendre l’avantage rapidement, mais Lydia Williams était cette fois à la parade face à Caroline Seger et Sofia Jakobsson (25′). Quelques occasions de part et d’autres, mais la justesse dans le dernier geste laissera les 2 équipes dos à dos. L’Australie rejoint les USA en 8èmes en terminant 2ème de ce groupe, et la Suède devra attendre la fin des matchs de poule pour espérer finir meilleure 3ème.

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3/3 pour le Japon

Le Japon, déjà qualifié au terme de la deuxième journée, a pris le meilleur sur l’Équateur, éliminé de la compétition. La Suisse quant à elle, a craqué face au Cameroun, mais est tout de même assuré de jouer les 8èmes de finale en tant que meilleures troisièmes. 

Le match entre la Suisse et le Cameroun à Edmonton s’annonçait intéressant, tant dans l’enjeu que dans le jeu, et les supporters n’ont pas été déçus. Un début de match équilibré laissait entrevoir plusieurs occasions Camerounaises, mais aucune ne sera concrétisée. Côté Suisse, quand Ramona Bachmann, bien servie par Lara Dickenmann, se décide à adresser un centre au point de pénalty, Ana Maria Crnogorcevic répond présente pour pousser le ballon au fond des filets et ouvrir le score (24′). Les suissesses auront plusieurs fois l’occasion de faire le break, mais leur manque de réalisme allait prendre le dessus et se payer en seconde période. Au retour des vestiaires, le Cameroun prend les devants et égalise par l’intermédiaire de Gabrielle Onguéné (47′). S’en sont alors suivis des temps forts africains, qui ont porté leurs fruits puisque Madeleine Ngono Mani, tout juste entrée en jeu, venait crucifier de la tête Gaëlle Thalmann sur un très bon service de la buteuse, et maintenant passeuse, Gabrielle Onguéné (62′). Les Camerounaises auraient même pu aggraver le score, mais Gaëlle Thalmann réalise une bonne sortie sur un centre de Gaëlle Enganamouit (70′). Score final : 2-1 pour les Camerounaises, qui se qualifient donc pour les 8èmes de finale, suivies par la Suisse qui, grâce à sa différence de buts, termine parmi les meilleures troisièmes.

Dans l’autre match du groupe C, le Japon affrontait l’Équateur à Winnipeg. 3ème succès en 3 match pour les japonaises, championnes du monde en titre, face à une formation équatorienne en difficulté tout au long du tournoi. Le début de match laissait penser à une avalanche de buts côté japonais, puisque Yuki Ogomi venait ouvrir le score après seulement 4 minutes de jeu ! Après plusieurs occasions et une transversale, les japonaises rejoignent les vestiaires avec 1 but au compteur. Le seconde période se déroule sous les même auspices que la première, c’est à dire énormément d’occasions japonaises mais aucun but, face à une formation équatorienne pourtant en difficulté physiquement. Il faudra attendre l’heure de jeu pour assister à la première occasion équatorienne, qui ne donnera rien. En fin de match, Yuika Sugasawa réalise un très beau geste (retourné acrobatique) qui ne trouvera malheureusement pas le cadre. Un match quelque peu décevant de la part des japonaises, dont on attendait mieux, et un petit exploit de la part des équatoriennes qui n’encaissent qu’un but face à une telle formation.

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image nouvelobs.com

Hier soir ont eu lieu les seconds matchs du Groupe B, entre l’Allemagne et la Norvège, puis entre la Thaïlande et la Côte d’Ivoire.

Après les quatorze buts inscrits lors des premiers premiers matchs des Allemandes et des Norvégiennes, nous pouvions nous attendre à assister à une avalanche de buts hier soir au Lansdowne Stadium d’Ottawa. Finalement, malgré sa très bonne première période, la Nationalmannschaft a été tenue en échec par la sélection scandinave sur le score de 1-1. L’Allemagne avait ouvert le score dès l’entame de match (6′) grâce à un nouveau but de Mittag. La parisienne a ainsi marqué son quatrième but en deux rencontres. Les Norvégiennes sont revenues des vestiaires avec de meilleures intentions, et Mjelde a égalisé sur un magnifique coup-franc en pleine lucarne à l’heure de jeu, contraignant les Allemandes au partage des points.

Voir les buts de Allemagne-Norvège

L’autre confrontation de la soirée opposait la Thaïlande à la Côte d’Ivoire.  Au terme d’un match plein de rebondissements, les Asiatiques sont sorties vainqueurs. Les premières à se mettre en évidence ont été les Ivoiriennes, grâce à un but de Ange Nguessan dès la 4′, soit le premier but de sa sélection dans la compétition. Les Thaïlandaises ont attendu la 29′ pour égaliser, avec une demi-volée de Orathai Srimanee. Juste avant la pause, Srimanee s’est offert le doublé, de la tête. Ce but a nécessité l’usage de la Goal Line Technology pour être validé. Les Eléphantes ont ensuite été trompées par leur défense désorganisée et une boulette de leur gardienne, sur un but de Thanatta Chawong à la 75′, un but entaché d’une position de hors-jeu au départ de l’action. L’africaine Josee Nahi a réduit le score en fin de match (3-2).

Voir les buts de Côte d’Ivoire-Thaïlande

L’Allemagne conserve la tête du groupe B, devant la Norvège, la Thaïlande, et la Côte d’Ivoire.

Les prochains matchs de ce Groupe auront lieu lundi, avec Allemagne-Thaïlande et Côte d’Ivoire-Norvège.

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Marta et Formiga font tomber des records

Le Groupe E  est entré en lice hier soir, avec les matchs Espagne-Costa Rica et Brésil-Corée.

Dans le premier match de la soirée, les Espagnoles et les Costariciennes se sont neutralisées sur le score de 1-1 à l’Olympic Stadium de Montréal. La « Rojita » avait ouvert le score dès la 13′, grâce à un but de Losada, un écart de courte durée, puisque les « Ticas » ont  immédiatement réagi, une minute plus tard, par un but de Rodriguez. Malgré une large domination, les Espagnoles ont manqué de réalisme (7 tirs cadrés sur 19), offrant ainsi un point presque inespéré aux coéquipières de Shirley Cruz.

Plus tard dans la soirée, les Brésiliennes se sont imposées 2-0 face à la Corée. Elles ont ouvert le score à la 33′, par l’intermédiaire de Formiga. La joueuse de 37 ans est ainsi devenue la buteuse la plus âgée d’une Coupe du Monde féminine. Puis, en seconde mi-temps, les sud-américaines ont aggravé le score, sur un penalty de Marta, qui a littéralement porté son équipe vers la victoire. La quintuple Joueuse Mondiale FIFA de l’année (2006,2007, 2008, 2009, 2010) est également rentrée dans l’histoire hier, en devenant la recordwoman du nombre de buts dans la compétition, avec un total de 15 buts.

Les Brésiliennes ont donc pris la tête du classement du Groupe E, devant les Espagnoles et les Costariciennes (ex-aequo), les Sud-Coréennes étant quatrièmes et dernières.

Les prochains matchs de ce groupe auront lieu samedi, avec au programme Corée du Sud-Costa Rica, et Brésil-Espagne.

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Concours Milémil

La Coupe du Monde débute dans 3 jours. A cette occasion, nous avons décidé de faire plaisir à notre auditoire féminin. Toute l’équipe est donc heureuse de vous proposer un petit jeu concours.

A la gagne, une paire de chaussures Milémil conçue uniquement pour vous mesdames !

Deux chances de gagner

Deux possibilités vous sont offertes pour remporter ce lot d’une valeur de 249€ :

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2. Déposez un commentaire à la suite de cet article*. Les perdants recevront un code de réduction à valoir sur toute la boutique Milémil.

Le concours s’arrête le 24 juin 2015. Un tirage au sort sera effectué le 1er juillet entre l’ensemble des participants. En utilisant les deux méthodes, vous doublez donc vos chances de remporter ce concours.

*L’email composé d’un code de réduction sera envoyé par Alienor Textile et Accessoires – Milemil, siège du site internet : 5 rue fénelon 33000 Bordeaux. Adresse de la boutique : 18 rue Mathieu de la drome 26100 Romans sur Isère

Les petits + à savoir :

La pointure de la paire de Milémil à gagner sera comprise entre 36 et 42.
Les couleurs disponibles seront les suivantes : fushia, ciel, bleu, rouge ou France.
Le prix d’une paire en boutique est de 249 euros.

Chaussure rouge avec semelle orange

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OL écusson

Pas moins de dix-sept joueuses lyonnaises disputeront la Coupe du Monde, faisant de Lyon le club le plus représenté au Canada, devant un autre club français, le Paris Saint-Germain.

De nombreuses françaises de l’effectif lyonnais joueront le Mondial. Sarah Bouhaddi (28 ans), sera la gardienne titulaire de la sélection tricolore, tandis que Méline Gerard (25 ans) sera la troisième portière. Elles retrouveront leur capitaine Wendie Renard (24 ans) qui évoluera au poste de défenseur, tout comme Griedge Mbock (20 ans), qui vient de s’engager en faveur de l’OL, après avoir évolué à Guingamp. Au milieu de terrain, six lyonnaises ont été convoquées par Philippe Bergerôo. En effet, Amel Majri (22 ans), ayant inscrit huit buts et délivré huit passes décisives cette saison, sera du voyage, aux côtés de Camille Abily (30 ans, six passes décisives et douze buts), Elise Bussaglia (29 ans, six passes décisives), ou encore Amandine Henry (25 ans, un but). La meneuse de jeu Louisa Necib (28 ans) disputera elle aussi la Coupe du Monde, tout comme la néo-lyonnaise Claire Lavogez (20 ans, huit buts en D1 avec le MHSC pour la saison 2014-2015), et la meilleure passeuse du championnat, Elodie Thomis (28 ans, quatorze passes décisives). Enfin, l’attaquante Eugénie Le Sommer (26 ans), deuxième meilleure buteuse du championnat avec 29 buts, et élue meilleure joueuse de D1 par ses paires, fera également partie du groupe Bleu.

OL équipe féminine

© olympique-et-lyonnais.com

Les Bleues sont les favorites de leur groupe, dans lequel elles affronteront l’Angleterre, la Colombie et le Mexique.

La défenseur japonaise Saki Kumagai (24 ans) disputera le Mondial avec sa sélection, dans laquelle elle retrouvera la Montpelliéraine Rumi Utsugi. Les championnes du Monde en titre affronteront le Cameroun, l’Equateur et la Suisse dans le Groupe C. Ce sera l’occasion pour Kumagai de rencontrer sa partenaire à Lyon, la suissesse Lara Dickenmann (29 ans), meilleure passeuse du championnat à égalité avec Thomis.

Lotta Schelin (31 ans)  s’envolera elle aussi vers le Canada avec la sélection suédoise. La meilleure buteuse de première division (34 buts) retrouvera les parisiennes Seger et Aslani, et la Montpelliéraine Jakobsson. La Suède affrontera les Etats-Unis, le Nigéria et l’Australie dans le groupe D, le plus relevé de la compétition.

Ada Hegerberg

© olympique-et-lyonnais.com

Enfin, la révélation lyonnaise Ada Hegerberg (19 ans) a été sélectionnée avec la Norvège. Auteur de 26 buts et 11 passes décisives cette saison, elle rencontrera les équipes de Thaïlande, de Côte d’Ivoire et d’Allemagne dans le Groupe B. Les Allemandes compteront dans leurs rangs la jeune espoir Pauline Bremer (19 ans), qui vient d’être transférée du Turbine Potsdam à l’Olympique Lyonnais.

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Terrain Synthétique - FIFA

La Coupe du Monde se jouera principalement sur pelouse artificielle, ce qui n’a pas manqué de créer une polémique, certaines joueuses se sentant discriminées par rapport à leurs homologues masculins.

Depuis l’annonce que quatre stades du Mondial féminin sur six seront équipés de pelouses synthétiques, de nombreuses voix s’élèvent contre cette décision. En effet, rien dans le dossier de candidature du Canada n’augurait cela. Ainsi, l’Américaine Abby Wambach avait été la première à se plaindre sur les réseaux sociaux, protestant que « les hommes feraient grêve s’ils devaient jouer sur une pelouse synthétique ». La joueuse, Ballon d’Or féminin 2012, avait même lancé une pétition pour avertir la FIFA.

Abby Wambach pétition

Son combat a rapidement été rejoint par une soixantaine de joueuses, comme l’Espagnole Vero Boquete et la brésilienne Marta. Toutes ensembles, et avec leur avocat Hampton Dellinger, elles ont déposé une plainte devant le tribunal des Droits de l’Homme de l’Ontario pour un « problème d’égalité des droits ».  Le mouvement a même reçu le soutien de personnalités, comme l’acteur Tom Hanks, le basketteur Kobe Bryant, ou encore de sénateurs américains. Le gardien de la sélection américaine Tim Howards a aussi déclaré : « Je suis aux côtés des joueuses de l’équipe US dans leur quête d’une Coupe du monde féminine jouée sur une vraie pelouse». La pétition intitulée « La Coupe du monde doit se jouer sur une pelouse naturelle », a été signée aujourd’hui par plus de quinze mille personnes. Le mouvement a également créé une affiche afin de rallier encore plus de personnes à sa cause.

Infographie Coupe du Monde

© coworker.org

Le véritable problème de la pelouse synthétique repose sur le fait qu’elle puisse engendrer de nombreuses blessures, comme des brûlures. Pour la gardienne allemande Nadine Angerer, plonger sur une pelouse artificielle, « c’est comme plonger sur du béton ».  De plus, un autre risque a été souligné par l’Académie Américaine de Neurologie, selon laquelle les commotions cérébrales seraient plus nombreuses pour les athlètes évoluant sur des terrains synthétiques. Du côté des sélectionneurs, Philippe Bergerôo assure que  « Il faut reconnaître que le fait de jouer sur surface synthétique change pas mal de choses » et  que « les joueuses risquent davantage de se blesser à la réception des sauts. Le jeu aérien devient de ce fait plus aléatoire » et l’allemande Silvia Neid s’offusque du rôle de « cobaye » que tiendront les joueuses.

L’an dernier, la Coupe du Monde féminine U20 s’était également tenue au Canada, sur terrain artificiel. Le sélectionneur français Gilles Eyquem avait alors déclaré que ses joueuses avaient eu des problèmes d’adaptation et avaient souffert de plus nombreuses crampes qu’à l’habitude.

Le mouvement réclame donc une égalité avec les joueurs masculins, qui disputent leur Coupes du Monde sur surface naturelle. Wambach espère ainsi que le mouvement « débouchera sur un activisme généralisé en assurant aux sports féminins un traitement plus équitable » et que  « les réactions provoquées par cette action au sein des joueuses et des supporters réduise les chances que pareille injustice se reproduise un jour ». Quant à leur avocat, il assure que les joueuses représentées  « sont déterminées à ne pas laisser le sport qu’elles aiment se faire rabaisser. Avoir une pelouse lors du Mondial est un combat que les joueuses ne devraient pas avoir à mener. Nous espérons que l’équité et l’égalité vont finir par l’emporter face au sexisme et à l’entêtement. ».

La FIFA et son comité médical se sont défendus en assurant que « Les surfaces reproduisent très fidèlement les qualités de l’herbe naturelle, les surfaces ne majorent pas les risques de blessures ». L’association, contactée par le journal LE MONDE se contente de rappeler le règlement et l’article 14.5 de la Coupe du monde 2015 : « les matchs seront disputés sur gazon naturel ou, par une dérogation spéciale de la FIFA, sur des surfaces artificielles », ainsi, aux vues des conditions météorologiques du Canada, elle a accordé une dérogation spéciale pour ce Mondial. Enfin, elle rappelle que : « La FIFA reste un ardent défenseur d’un traitement égal entre hommes et femmes dans tous les aspects de la vie. Son engagement envers ces principes est inébranlable. »

Enfin, des joueuses habituées à jouer sur une pelouse artificielle défendent cette surface, préférant un bon synthétique qu’une mauvaise pelouse naturelle.

Pour clore cette polémique, un compromis a été trouvé : la finale se jouera sur un gazon naturel, à Vancouver, le 5 Juillet prochain. Cette Coupe du Monde sera une exception dans l’histoire, puisque dès 2019, en France, elle se jouera sur une surface naturelle.

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Sélection du Brésil

Oswaldo Fumeiro Alvarez, plus connu sous le nom de Vadão a dévoilé la liste des 23 brésiliennes qui participeront à la prochaine Coupe du Monde féminine.

Cette équipe du Brésil avec des joueuses de renom comme Marta peut créer la surprise au Canada. Le Brésil fera partie du groupe F en compagnie de l’Espagne, du Costa Rica et de la Corée du Sud.

La liste des 23 joueuses sélectionnées

Bárbara,
Letícia Izidoro
Luciana,
Géssica,
Mônica Hickmann,
Tayla,
Erika,
Fabiana,
Poliana,
Rafaelle,
Tamires
Andressa,
Formiga,
Thaisa,
Andressa Alves,
Maurine,
Beatriz,
Darlene,
Gabi Zanotti,
Marta,
Rosana
Raquel
Cristiane

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